Mon semestre sans papier…

Les notes de cours, recueils de notes et paperasse générale de ma première année universitaire à la droite et le papier utilisé ce semestre à la gauche.

Ce semestre, les étoiles se sont alignées afin de me permettre d’essayer quelque chose que j’ai toujours voulu essayer : un semestre sans papier. Avec la plateforme en ligne «clic» qu’on utilise depuis plusieurs années, je savais que mon rêve était atteignable. Cependant, j’étais tellement habitué d’avoir du papier entre les mains, que j’imprimais toujours mes notes de cours afin de suivre en classe et pour les étudier avant les examens. De plus, plusieurs professeurs sont encore dans le mode d’autrefois et nous offraient des recueils de notes que l’on achète à la librairie acadienne au début du semestre.  Il ne faut pas oublier qu’il aurait été difficile de faire un semestre sans papier lorsque j’avais des cours de chimie et de physique qui demandent plusieurs calculs. Je suis très habile avec les TIC, mais effectuer des calculs stœchiométriques sur mon portable n’est pas très efficace d’après moi. Pour ajouter aux obstacles, mon portable que j’ai eu de la première année jusqu’au début de ce semestre, n’avait pas une pile très durable. Mon PowerBook G4 n’aurait pas pu rester allumé pour la durée de plusieurs cours afin de me permettre de prendre des notes numériques.

Après les premières rencontres avec mes professeurs du semestre présent, j’ai réalisé que j’avais des professeurs très avancés dans le monde technologique. Tout le contenu des cours allait se trouver sur clic et tous les projets allaient être téléversés dans la boite de dépôt du cours. Il était aussi encouragé d’utiliser nos portables en classe. Comme si un don du ciel m’était donné, je me suis procuré un MacBook Pro à l’occasion avec une pile flambante neuve qui était capable de me donner environ 5 heures de travail sans source d’alimentation. Les éléments étaient tous présents, il ne manquait que de passer à l’action et trouver des manières de vivre pleinement dans le monde numérique durant le semestre.

Agenda électronique

iProcrastinate sur mon ordinateur

D’abord, j’ai dû éliminer les «post-its’s» et l’agenda traditionnel pour m’organiser durant le semestre. Avec l’introduction du «Mac App Store» j’avais une panoplie de choix pour des agendas électroniques. Je suis tombé sur un logiciel gratuit qui se nomme «iProcrastinate». Ce logiciel m’a permis d’organiser les dates de remises de tous mes travaux et j’étais même capable de faire mes propres listes de vérification afin de visualiser mon progrès. J’étais aussi capable de coder les différentes tâches par une couleur qui me disait de quelles cours il s’agissait. Il était aussi possible de synchroniser mes tâches entre mes ordinateurs et mon iPhone par l’entremise de DropBox que je mentionnerai plus tard dans mon article. De plus, le logiciel m’avertissait lorsque j’avais un projet dû ou un examen imminent. Bref, je recommanderais cette application pour les gens qui aimeraient s’organiser sur leurs ordinateurs gratuitement. Il y a surement des applications avec plus d’options si vous êtes prêt à dépenser un peu d’argent, mais pour mes besoins, iProcrastinate était l’option optimale. Pour ce qui est de mon habitude d’utiliser des notes «post-it», Mac offre une fonction très utile qui s’appelle : aide-mémoire ou «stickies» en anglais. Cette application permet la création de «post it» numérique qui se «colle» sur votre bureau de Mac OS X.

Un Post-It numérique sur mon bureau de mon ordinateur

Prise de notes en classe et étude

La plupart des notes de cours sont distribuées en fichiers PDF. à l’université. Il s’adonne qu’on est capable de se faire des annotations directement sur des PDF. dans l’application «aperçu» de Mac OS X. (Sur PC on peut le faire dans Acrobat Reader) Je suivais donc simplement les notes de cours sur mon portable et lorsque le professeur avait des ajouts à faire, je créais une petite annotation et je tapais ce qu’il disait. Ensuite, il suffisait de sauver le PDF. avec les modifications que j’avais faites.

Maintenant, l’étude était un peu plus difficile pour moi, car j’étais habitué d’avoir du papier entre les mains. Cependant, je me suis habitué de regarder un écran d’ordinateur au lieu des feuilles imprimées. Je pense que ma transition aurait été un peu plus facile si j’avais eu un iPad ou une autre tablette numérique durant mon étude, mais je suis quand même un étudiant et s’aurait fait une autre dépense que je ne peux pas vraiment justifier.

Connectivité

Les astuces qui suivent ne sont pas directement reliées à mon semestre sans papier, mais ils m’ont aidé à vivre plus facilement dans un monde numérique pendant le semestre.

Faire suivre mes courriels étudiant :

Pour une raison ou une autre, la DGT de l’université de Moncton ne donne pas les coordonnés nécessaires afin de recevoir nos courriels sur nos téléphones intelligents ou dans un hôte de courriel comme Outlook ou Mail. Avec l’achat de mon iPhone et ses fonctions de courriel avancées, j’étais très déçu que je n’étais pas capable de recevoir mes courriels étudiant «on the go». Au lieu, je devais me contenter de recevoir mes courriels Hotmail sur mon téléphone. Cependant, un jour, j’ai réalisé qu’on est capable de faire suivre tous les courriels de notre compte étudiant à un autre courriel. Eurêka ! J’ai donc été dans mes paramètres de mon courriel étudiant et je l’ai dit de faire suivre tout les courriels à mon compte Hotmail. Donc, maintenant, mon téléphone vibre lorsque je reçois un courriel Hotmail OU un courriel étudiant. Le seul problème ici, est que si je réponds à un courriel étudiant de mon téléphone, je réponds à partir de mon Hotmail. Donc, lorsque je dois répondre un courriel étudiant je dois aller dans safari et ouvrir une session de courriel.umoncton.ca ou me trouver un ordinateur. Bien que cet obstacle est un peu irritant, je ne rate jamais les courriels importants.

DropBox :

J’utilise DropBox depuis plusieurs années et je ne sais pas comment j’étais capable de fonctionner avant son introduction. Cette application introduit un dossier sur votre ordinateur qui est synchronisé à votre compte en ligne. C’est essentiellement une clef USB en ligne. On peut télécharger nos fichiers de n’importe quel ordinateur qui est connecté à Internet et on peut aussi installer DropBox sur plusieurs ordinateurs afin de transférer instantanément des fichiers. Ce qui est plaisant de DropBox, c’est que le dossier se synchronise à chaque modification que l’on fait à un document. Donc, chaque fois que sauvegarde un document, les modifications sont soumises en ligne tout de suite. Si jamais mon ordinateur tombe en panne, mon document sera sauvegardé en ligne et je n’aurai rien perdu.

Conclusion

Je sais qu’il ne serait pas possible de faire chaque semestre sans papier, ou faire cette expérience dans un milieu scolaire, mais j’espère que vous pourrez apprendre des petites astuces afin de sauver du papier et en fin de compte, des arbres. Dans ces temps modernes, chaque petite action verte peut faire une différence pour nos enfants et nos petits enfants. Si vous devez utiliser du papier, essayer de recycler le plus possible.

L’enrichissement 2.0

On dirait que dernièrement, il y a un nouvel outil du web 2.0 qui surgit de la Chaîne de montage de la communauté en ligne presque tous les jours. On peut donc se poser la question : est-ce qu’on peut utiliser le monde extérieur comme le web 2.0 pour enrichir l’expérience de nos élèves? Selon moi, non seulement est-il possible d’enrichir l’expérience des élèves, l’enrichissement va se faire automatiquement… En tant qu’enseignants dans le 21ième siècle, nous allons faire face à une clientèle très particulière. Nos élèves font partie de ce qu’on nomme la génération NET. C’est-à-dire, les enfants qui ont toujours connu Internet et qui ont grandis avec les ordinateurs. Pour cette raison, nos élèves sont habitués d’être bombardés d’information et ils ont toujours eu accès aux notions infinies du web. Il est donc irréaliste d’imaginer que nos élèves ne vont pas «googler» presque tout ce qu’on va dire en classe.  De plus, Wikipedia se fait de plus en plus populaire chaque jour et son information devient de plus en plus crédible. Il est très facile pour un élève de trouver un article qui explique la photosynthèse sur Wikipedia et il va surement le faire sans qu’on lui demande. Voici ce que j’essaye d’expliquer avec ma notion d’enrichissement automatique ; les élèves vont utiliser le monde extérieur avec ou sans nos interventions. Ceci dit, il devient très important d’enseigner aux jeunes comment utiliser ces ressources d’une manière responsable. Afin d’utiliser Internet pour son éducation, un élève doit avoir une très bonne pensée critique. Il doit toujours questionner la validité des sites consultés et des sources qui divulgue quoi que ce soit. Voici où la responsabilité tombe pour l’enseignant. On doit s’assurer que nos élèves savent comment utiliser les différents outils du web. Il serait bénéfique de passer du temps avec les élèves afin d’expliquer que tout ce qu’ils voient en ligne n’est pas nécessairement la réalité.

D’une autre part, le monde extérieur peut enrichir l’expérience des élèves d’une façon moins directe en offrant de l’aide aux enseignants durant leurs planifications.L’article «le Web 2.0 et les profs» nous parle de l’usage de Twitter et etherpad afin de collaborer et offrir de meilleures activités pédagogiques à nos élèves. Il est important à noter que le Web 2.0 élimine les contraintes géographiques d’auparavant. Il est donc possible d’aider un enseignant qui est dans une autre province et offrir une vision différente. Ce village global qui se crée offre des possibilités d’entraide qui n’étaient pas possible il y à peine 10 ans. Avec cet échange d’information, il est presque impossible de ne pas remédier à nos problèmes pédagogiques en classe. Avec un simple tweet, on peut laisser un très grand nombre de personnes savoir ce qui nous cause des problèmes en classe et la plupart du temps on va trouver une solution rapidement.

Alors, d’après moi, l’expérience éducative des élèves va certainement être influencée par le monde extérieur. Cependant, il nous reste la responsabilité de s’assurer que les élèves vont utiliser ce monde extérieur d’une façon responsable.

Le monde selon Zuckerberg

Dans cette société moderne où les réseaux sociaux se font de plus en plus populaires, on peut se demander comment ces sites vont avoir un impact sur nos relations interpersonnelles et professionnelles. D’après moi, les réseaux sociaux affectent plusieurs aspects de nos vies incluant nos relations interpersonnelles et professionnelles. Qu’on le veuille ou non, ses réseaux sont omniprésents et l’on doit apprendre à les côtoyer, car ils ne vont probablement pas nous quitter bientôt. En fait, la popularité du réseau sociale de Facebook est flagrante. D’après Time Magazine, en 2007 pour les jeunes de 18-24 ans, le site de Facebook était même plus populaire que les sites pornographiques! On peut voir de ses statistiques que le réseautage social occupe une grande partie de la vie des jeunes. D’après le site checkfacebook.com qui s’intéresse à l’usage de Facebook dans les différents pays du monde, on peut voir que plus de 17 millions résidents du Canada utilisent Facebook. Alors, plus de la moitié de notre pays est branché sur le «social network». Il est donc impossible que nos vies ne soient pas affectées d’une manière ou d’une autre par ce virus électronique qui s’empreigne de plus en plus dans notre société. Maintenant, il faut se demander si ce monopole virtuel de Facebook est complètement néfaste. Comme la plupart des choses dans la vie, en modération et avec une utilisation responsable, Facebook est une invention merveilleuse. Cependant, lorsque les gens utilisent Facebook excessivement et d’une manière irresponsable, il peut survenir plusieurs problèmes. Le vidéo «you need to get off facebook» démontre très bien les gens qui sont dépendants de Facebook et comment l’usage chronique des réseaux sociaux peut nuire à la vie des gens.

Avec l’énorme popularité des réseaux sociaux, les compagnies utilisent de plus en plus Facebook lorsqu’ils embauchent afin de vérifier quel type de personne qu’ils vont engager. Ceci dit, ils faut donc faire attention à ce qui est dit sur Facebook à propos de nous. On doit toujours être conscient des photos dans lesquelles nous sommes «taggé» afin qu’on n’ait pas l’air d’une personne irresponsable aux gens qui vont visiter notre profil personnel. Il faudrait aussi faire attention aux groupes Facebook auxquels on est associé. Par exemple, ce n’est pas très professionnel si qu’on «like» des groupes comme Budweiser ou Jack Daniels whisky. Lorsque j’étais jeune, ma mère m’a toujours dit de rouler ma langue trois fois dans ma bouche avant de parler. De nos jours, je pense qu’on devrait réviser ce dicton et dire: frottez votre doigt trois fois sur le bouton de la souris avant de cliquer. Il faut toujours bien réfléchir avant qu’on fasse n’importe quoi sur Internet, car comme cette vidéo démontre, une fois affiché, c’est permanent!

Bien qu’il faut faire très attention, Facebook peut nous aider dans la vie quotidienne afin de rester connecté avec notre entourage et d’après moi, on pourrait même l’utiliser à l’école! Comme je l’ai mentionné plus tôt, la popularité de Facebook accroît toujours et nos élèves s’en servent à tout les jours. Alors, pourquoi ne pas utiliser cette popularité à notre avantage? Imaginez comment ça serait difficile pour les élèves d’oublier leurs devoirs si chaque jour, le groupe Facebook de leur classe laissait un message sur leur «news feed». Peut-être un jour nous pourrons entendre les jeunes dire en consultant Facebook : «Hey! Johny est single maintenant! Ah et faut j’fasse mes lectures de biologie!» C’est un monde dans lequel j’aimerais vivre! Bien sûr, il y aurait plusieurs règles à suivre. Par exemple, il serait bon de se créer un compte Facebook professionnel qui n’est pas notre compte personnel. Ensuite, il faudrait utiliser les outils de sécurité à notre avantage et seulement laisser les élèves qui sont dans nos cours se joindre aux groupes que l’on crée.Cet article sert d’un très bon guide pour l’utilisation pédagogique de Facebook.